Ça c'est le bouquet ! - Etudes de l'impact des serments sur les engagements présents

Algorithmes C.A.R.M.A ©
Avantages des adhérents Carma
Sommaire
Aller au contenu

Menu principal :

Contes à Rebours

Ça c'est le bouquet !

A peine ai-je posé le pied hors du lit que me vient l'envie d'aller voir la Madone de plus près. Un 15 août, c'est le parfait timing. Allez hop, sous la douche ! J'ai une pèche d'enfer ce matin et pourtant le ciel est gris et nuageux ; ça ne se présente pas trop bien. Mon amie doit venir me rejoindre en cette fin de matinée. Bah ! Le temps aura le temps de changer d'ici là ricanai-je en ayant sûrement avaler une bulle de savon.
Les nuages en ont crevé de rire et la pluie s'abat sur nous comme la vérole sur le clergé.
En guise de pique-nique on reste manger un bout à la maison en attendant une éventuelle éclaircie. Une heure, deux heures, pas mieux.
Bon ! Nullement découragés, nous prenons la voiture pour monter la colline jusqu'à la barrière qui invite les touristes à continuer à pied. Et là miracle, ou alors le dieu Eole existe vraiment ; une bourrasque chasse les nuages qui disparaissent plus vite que des gosses en flagrant délit de bêtise. Bon d'accord, ce n'est pas encore le soleil de la côte d'azur mais il ne pleut plus, C'est déjà ça.
Les fleurs poussant sauvagement sur les bords de ce chemin de randonnée sont magnifiques. Ni une ni deux, c'est un beau bouquet que nous allons ramener. Une jaune par ci, une bleu par là, quelques brindilles pour le décor  ;  je finis par en avoir plein les bras.
Arrivés au pieds de la «Vierge des Bruyères» je les pose, le temps de prendre quelques clichés. Hélène pousse un cri : regarde! un nid de trèfle à quatre feuilles. On a bien fait de se lever ce matin... J'en ramène 6. Si ça ne nous porte pas chance, je veux bien me faire curé. Ah ! Trop tard, c'est déjà fait.
On poursuit un peu plus loin, histoire de nous dégourdir les jambes. Cette fois le soleil se lève et nous empruntons les sous-bois. Silence, on tourne...en rond  ! La prochaine fois je prends une carte, c'est promis. Je me vantai hier encore d'avoir avalé une boussole à ma naissance. J'ai dû la larguer sans le savoir dans les toilettes avant de partir.
Après quelques tours et détours nous retrouvons notre chemin et je raccompagne Hélène. Fatigué mais heureux de cette belle journée, je rentre dans le salon tout fier de moi. Mon bouquet dans les bras je m'avance vers la table du salon. D'un coup je réalise : JE N'AI PAS DE VASE......Père Emilio d' Avallon


Copyrights CARMA - 2005 - 2017
Retourner au contenu | Retourner au menu